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03/09/2009

Sant Nazer dans l'histoire de l'Ecosse

Bonnie Prince Charlie à Saint-Nazaire

Un épisode de l'histoire écossaise du 18e siècle a eu comme cadre Saint-Nazaire.

Bonnie Prince Charlie prétendant au trône d'Écosse avait trouvé refuge à l'été 1745 dans une belle demeure du bourg de Saint-Nazaire dans l'attente d'un embarquement en vue de déclencher la révolte jacobite contre la couronne britannique. La maison du Prétendant où séjourna le prince écossais, qui était la propriété du sénéchal Galliot de Cran, se trouvait dans la Grande Rue non loin de l'actuelle rue de la Rampe. La Bretagne était alors un foyer jacobite important en raison de la forte communauté irlandaise présente dans ses ports comme Nantes et Saint-Malo. L'organisation de l'expédition fut mise sur pied à l'abri des indiscrétions dans les grandes demeures des riches familles irlandaises de la capitale bretonne.

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La maison du Prétendant

La discrétion étant de mise pour déjouer la vigilance des espions anglais, le 2 juillet 1745 Bonnie Prince Charlie s'embarque secrètement sur un bateau de pêche du côté de Chemoulin. Des côtes nazairiennes, il allait rejoindre Belle-Ile où l'attendaient les 2 navires armés par l'armateur irlando-nantais Antoine Walsh. Les équipages étaient composés majoritairement de marins bretons du pays nantais. Au large de la Bretagne, l'expédition fut interceptée par la marine britannique. Dans un bref combat naval, l'Elizabeth fut endommagé. Le Du TeiIlay, sur lequel se trouvait le prince écossais, réussit à filer des mains des Britanniques alors que l'Elizabethétait contraint de regagner la Bretagne. Le Du Teillay aborda les côtes ouest de l'Écosse le 23 juillet. Bonnie Prince débarqua sur l'île Eriskay dans les Hébrides. On connaît la suite, les Ecossais allaient être défaits le 16 avril 1746 à Culloden. S'ensuivit une terrible répression de la culture gaélique dans les Highlands qui allait provoquer une forte émigration écossaise vers le Canada. Bonnie Prince Charlie après la défaite de Culloden sera traqué sans merci par les « tuniques rouges », il parvint à s’échapper et être récupéré par deux vaisseaux commandés par le Malouin Dufresne et à revenir en Bretagne, à Roscoff. Le prince malheureux allait rentrer dans la légende et nourrir les romanciers comme Walter Scott.

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La côte nazairienne voit Bonnie Prince Charlie s'éloigner pour toujours

Une plaque pourrait être installée dans le quartier du port de Saint-Nazaire (que la mairie ne connaît que sous le nom de « petit Maroc ») pour rappeler cet épisode de l'histoire commune aux Écossais et aux Bretons. Même si le « Vieux Saint-Nazaire » n'a pas été restauré après guerre, cette plaque aurait aussi le mérite de rappeler aux Nazairiens que leur cité a eu une histoire bien avant la construction de la ville nouvelle à la fin du 19e siècle ...

Bonnie Prince Charlie in Saint-Nazaire

An episode of Scottish history of the XVIIIth century took place in Saint-Nazaire.

Bonnie Prince Charlie, claimant to the thrones of Great Britain and Ireland, had found refuge in summer 1745 in a beautiful house of Saint-Nazaire village, looking forward to a boarding to start the jacobite revolt against the British crown. The house of the Pretender, where the Scottish prince stayed and which was owned by seneschal Galliot de Cran, was in the Main street not far from the current Street of the Banister (rue de la Rampe). Brittany was then an important jacobite foyer because of the presence of a strong Irish community in its harbours like Nantes and Saint-Malo. The shipping was organized, shielded from indiscretions, in the large mansions of the rich Irish families of the Breton capital.

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Discretion was necessary to thwart the attentiveness of English spies. On July 2nd, 1745 Bonnie Prince Charlie secretly embarks on a fishing boat near Chemoulin. From the Nazairian coasts he heads to Belle-Île where 2 vessels owned by the Irish shipowner of Nantes Antoine Walsh were waiting for him. The crew was mainly Breton sailors of Nantes area.

Off the coasts of Brittany, they were intercepted by the British navy. In a brief naval action, the Elizabeth was damaged and had to get back to Brittany. The Du Teillay, on which was the Scottish prince, managed to escape from the British.

The Du Teillay approched the West coast of Scotland on July 23rd. Bonnie Prince landed on Eriskay in Hebridean Islands. We know what followed. The Scottish were going to be undone on April 16th, 1746 in Culloden. A terrible repression of Gaelic culture arose-in the Highlands, this was going to start a strong Scottish emigration towards Canada. After the Culloden defeat, Bonnie Prince Charlie will be mercilessly pursued by the Red Coats (British Army). He managed to escape and be got back by Marion-Dufresne, from Saint-Malo, who commanded two vessels and took him back to Brittany (in Roscoff). The unfortunate prince was going to enter the legend and feed novelists as Walter Scott.

A plate could be settled in Saint-Nazaire harbour area (which the Municipality only knows under the name of "small Morocco") to remind this episode of history common to Scottish and Bretons. Even if the "Old Saint-Nazaire" was not restored after the war, this plate would also grant the Nazairians to remember their city had a history long before the construction of the new town in the end of XIXth century.

 

20:55 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bretagne, ecosse

07/05/2009

Livre sur l'Histoire de la Bretagne

Les étrangers en Bretagne au Moyen age

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Le CREDIB recommande vivement la lecture du livre de Laurence Moal qui apporte un éclairage très intéressant sur un pan de l'Histoire de la Bretagne peu connu du temps de son indépendance. Saint-Nazaire/ Sant-Nazer est plusieurs fois mentionné comme lieux de passage pour les étrangers.

Critique publiée dans le magazine Le Peuple Breton - mai 2009-

Une jeune historienne, Laurence Moal, nous livre une étude originale sur la présence des étrangers en Bretagne aux 14 et 15e siècles. Avec la constitution de l'Etat breton, on découvre un pays qui intègre les étrangers dans une logique de construction nationale. On a alors une Bretagne totalement insérée dans les échanges européens, tant sur les plans commercial, culturel et politique que diplomatique. L'auteur a fait une radiographie des groupes sociaux étrangers présents, avec une approche sociologique portant sur 2603 individus de 1364 à 1514. Sur la douzaine de nationalités représentées, les Anglais sont les plus nombreux (33%), suivis des Français (29%) et des Espagnols (15%), etc. On constate que leur activité dominante est maritime (40%). Mais en ces temps où la Bretagne lutte pour son indépendance, on recense aussi une forte présence de gens de guerre (20%), dont certains sont payés fort cher. La société bretonne d'alors se construit avec l'émergence d'une conscience nationale, comme on le voit lors du siège de Nantes par les troupes françaises en 1487, où les mercenaires étrangers jouèrent un rôle important. Laurence Moal présente une principauté bretonne qui recherche la présence étrangère, bien éloignée de l'isolement d'une « race celtique », qui sera si chère à Ernest Renan. Ce livre inspiré d'une solide thèse de doctorat est bien en résonance avec la problématique de l'immigration en ce début de 21 e siècle. Il mérite de toucher le grand public. ( PUR, 437 pages, 22€ )

Hubert Chémereau

 

 

27/10/2008

Kreston et St-Nazaire

Deux témoignages des années 1930

La plupart des œuvres de René-Yves Creston commandées par la Ville de Saint-Nazaire ou d’autres institutions nazairiennes ont disparu avec les destructions de la 2e Guerre Mondiale. Nous présentons ici 2 œuvres, certes modestes, mais qui témoignent de l’attachement de l'artiste pour sa ville natale.

 

Marbre aux mutilés du travail

 

On peut toujours admirer dans la tour des syndicats un marbre gravé aux mutilés du travail commandé par la Ville de Saint-Nazaire en 1932. Les amoureux du liner franco-breton Normandie remarquerons en arrière plan la construction du géant des mers encore sur cale peu de temps avant son lancement en octobre 1932.

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Port de St-Nazaire 1930

L’illustration de la couverture du livre de la CCI de Saint-Nazaire édité pour faire la promotion du port avait été confiée à René-Yves Creston. L’artiste a parfaitement restitué l’activité portuaire avec en premier plan le quai charbonnier du bassin de Penhoet. A cette époque le trafic lié à l’importation de charbon gallois générait la moitié de l’activité portuaire. Les cargos de la ligne Cardiff – Saint-Nazaire faisaient alors partie du paysage nazairien. On découvre en arrière plan de la couverture, un paquebot qui illustre à la fois les lignes de la Compagnie Générale Transatlantique entre la Bretagne et l’Amérique Centrale et les activités de l’industrie navale.

 

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