Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13/12/2010

Le livre pour comprendre Sant-Nazer

Attention ! un Saint Nazaire peut en cacher un autre !

André Daniel
Histoire archéologique et géographie historique d’un site breton

André Daniel photo.jpg

Voici un ouvrage qui marque une rupture avec tout ce qui a pu s'écrire depuis des décennies sur Sant-Nazer / Saint-Nazaire, par l'originalité de la démarche de l'auteur, André Daniel. Ce géographe de formation a pris part à de nombreux combats dans la Bretagne des années 70-80 contre le nucléaire (Corsept, Erdeven, Le Pellerin et Le Carnet) et contribué à l'émergence d'une pensée bretonne avec son ami Glenmor à travers, en particulier, l'expérience de la revue Combat Breton et du mouvement politique Argad Breizh. Il a été aussi l'un des principaux fondateurs et animateurs du Lycée Expérimental de Sant-Nazer. Il est l'une des chevilles ouvrières du CREDIB depuis sa création en 2000. Cet ouvrage de référence est étonnamment absent de la plupart des bibliographies ayant trait à Saint-Nazaire. Avec ce livre, André Daniel nous mène aux antipodes du conformisme que l'on trouve dans la plupart des livres traitant de Saint-Nazaire. Cette production, souvent favorisée par des éditeurs qui veulent exploiter le filon, manque en règle générale de rigueur scientifique. Alors que le livre d'André Daniel sera très bientôt épuisé, le CREDIB donne la parole à son auteur pour ceux qui voudraient encore se le procurer.

Saint Nazer levr dede.jpg

Présentation de l’ouvrage par l’auteur


Je suis arrivé à Saint-Nazaire, comme prof d’histoire et géographie en 1958, et tout de suite j’ai voulu comprendre cette ville, par curiosité professionnelle pourrait-on dire. Je me suis vite aperçu à quel point sa connaissance pouvait être utile dans ma vision et ma compréhension du monde. La plupart de mes enquêtes sur Saint-Nazaire ont pour origine des travaux menés avec des élèves, à qui je proposais de découvrir le monde à partir de leur jardin. J’ai tout d’abord voulu décrire cette ville en suivant la démarche qui m’a permis de la découvrir, en partant de l’actuel , mais aussi en recherchant obstinément ce qu’il y avait avant... Apparaît donc tout d’abord la ville telle que je l’ai vue au lendemain de la guerre et telle qu’elle s’est transformée depuis. C’est si vous voulez, un premier Saint-Nazaire, celui que l’on découvre “A présent”. Ce Saint-Nazaire en cache mal un autre, assez différent, dont on trouve un peu partout les traces et les souvenirs et dont la nostalgie du patrimoine essaie plus ou moins bien de conserver et d’exploiter la mémoire. Cela nous donne, dans un passé proche, un autre Saint-Nazaire, le troisième en remontant le temps, celui de “Naguère”.

Mais il faut encore chercher plus haut et ressusciter le bourg des pilotes des Temps Modernes que nous permet de découvrir la carte de Cassini. Un bourg des pilotes dont on a peine à découvrir comment il est né d’un vieux bourg médiéval apparu à la charnière du Haut et du Bas Moyen-âge. Ce bourg médiéval très ancien semble lui même issu d’un vicus gallo-romain repris par les Bretons de Waroc’h et de Nominoë...

Ce sont là les deux ou trois Saint-Nazaire de “Jadis”. Mais nous n’en finirons pas, pour autant, de remonter le temps, dans une quête de plus en plus difficile pour retrouver, soit le temps des Vénètes, grâce au récit de César, soit l’âge du bronze grâce aux fouilles de Kerviler qui a creusé le bassin de Penhoët, et même les débuts du néolithique grâce au travail de l’Helgouac’h sur le cairn de Dissignac. Ce sont là des occupations dont nous avons perdus le nom ...”Avant Saint-Nazaire”. Les historiens pourraient appelée diachronique cette tentative de suivre l’occupation du site à travers les différents époques, mais en remontant le temps cela devient une démarche diachronique inversée. On s’aperçoit vite que pour expliquer ces changements successifs il faut faire appel à ce qu’on appelle l’histoire générale. D’où la nécessité, à chaque étape d’un aperçu sur l’histoire du monde, dans une démarche cette fois synchronique. Se succèdent alors les temps géologiques et préhistoriques, ceux des Vénètes, des Gallo-romains, des migrations bretonnes, des dévastations viking, des rouliers des mers, quand les Bretons peuplaient les mers, de l’apogée des ports de Nantes puis de Saint-Nazaire, avant les difficultés contemporaines.

Et alors que la première partie était une espèce d’histoire archéologique, la seconde essaie de replacer Saint-Nazaire dans la géographie historique de l’Armorique puis de la Bretagne et essaie par là de montrer qu’hier comme aujourd’hui il n’y a pas en réalité de frontières entre le local et le général.

Résumé et Table des matières


Entre terre et mer: Le rocher et le plateau de Saint Nazaire... L'Estuaire et le Golfe... Un Huron au Far-west


Première partie : A présent
Sur les ruines de la guerre, les hommes de la Reconstruction ont voulu élever une ville nouvelle. Ils affichent des besoins et des préoccupations de leur temps. Et le nouveau Saint-Nazaire va détruire l'ancien Saint-Nazaire.


LA RECONSTRUCTION : L'utopie de la page blanche... La Capitale des constructions navales... Le zonage... Le poids de l'histoire... L'ancienne gare... "Aperit et nemo claudit"... Les maisons de Saint Nazaire.

Mais moins d'un demi siècle plus tard, il faut sur le chantier remettre leur ouvrage. Une nouvelle fièvre de bâtir s'empare alors d'une ville qui veut changer son image.


LE SECOND SOUFFLE : Nouvelles frontières... Le carrefour nazairien... Saint Nazaire Ouest... Le retour des Paquebots

Deuxième partie : Naguère

En prenant appui sur des demandes nantaises, les rêves de grandeur industrielle du Second Empire, et la puissance financière des Sociétés anonymes capitalistes vont projeter sur le littoral breton au milieu du Dix neuvième siècle une "petite Californie bretonne". Et tandis qu'une ville nouvelle se construit, la tête de ligne transatlantique qui perd ses paquebots se reconvertit dans la construction navale.

 

UNE VILLE-CHAMPIGNON : La mort sans visage ... A la recherche d'une cité perdue... Le demi-siècle du port... Les chantiers prennent le relais... Pendant ce temps le port... Une ville ouvrière... Une ville nouvelle... Saint-Nazaire alias le Petit Maroc.


Troisième partie : Jadis

Le vieux bourg de Saint-Nazaire, où domine la haute figure des pilotes de Loire participe à la vie maritime de la Bretagne depuis le moyen-âge. Et il s'ouvre largement sur le monde atlantique. Mais il est né à l'ombre d'une basilique gallo-romaine et d'un fort défendu par les légions venues de l'antique Britannia. De vieux textes et les fouilles archéologiques des deux derniers siècles permettent de remonter au néolithique atlantique le plus ancien.


LA MAIN DU BON ACCUEIL : Les avatars du Vieux Saint-Nazaire... Le bourg et les villages... Importance de la façade maritime... Les gens de mer, et les autres... Le fort de Jehan d'Ust.
LES RELIQUES DU SAINT : Grégoire de Tours... Waroc'h... De la basilique à Saint-Nazaire

AVANT LE SAINT : Les profondeurs du temps.... Portus Brivates... La bataille navale de 56 av J.-C.... Corbilon… Le Cairn du Haut-rocher

Quatrième partie : Per secula Seculorum

"En Bretagne tout a changé, sauf les vagues qui changent tout le temps" Balzac: Béatrice... Avec son marteau, le géologue sonde la roche. Avec ses grattoirs l'archéologue, les pieds dans la glaise et le nez dans la poussière, fait venir peu à peu au jour des objets de plus en plus anciens, qu'il s'acharne à décrire avec minutie. Le paléographe épluche les plus vieux grimoires Mais Clio, la muse de l'histoire nous convie sur le Parnasse, à proximité des Dieux. De là, nous pouvons dérouler le temps passé, d'un siècle à l'autre, d'un pôle à l'autre, dans la lumière obscure ou claire d'un film reconstitué.


AVANT L'HISTOIRE : Du précambrien au flandrien ... Du néolithique au bronze
"AU BORDS MYSTÉRIEUX DU MONDE OCCIDENTAL" : Des Vénètes aux Romains ... Des Romains aux Bretons... Des Bretons aux Vikings... Des paysans aux rouliers des mers.

VERS LES NOUVEAUX MONDES : Le système nantais... Un système nazairien ?... La diaspora des pêcheurs bretons... Périphéries atlantiques
Entre hier et demain
Oh que ma quille éclate! Oh que j’aille à la mer!

L’ouvrage compte 238 pages dont 42 de croquis et 6 de photos et aussi 22 pages de textes d’auteurs ayant écrit sur Saint-Nazaire de Grégoire de Tours à Julien Gracq, en passant par Balzac et Jules Verne.

Commande chez l'auteur au prix de 25 Euros frais de port 3 Euros.
Bulletin de commande à envoyer, avec un chèque, à André Daniel, 49 rue Pierre Curie 44600 Saint-Nazaire / Sant-Nazer - Tel 02 40 70 30 37 ou 02 97 55 34 59

11:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1)

18/11/2010

John Maxtone-Graham nous conte la vie du liner France / Norway

John Maxtone-Graham publie à New York et Londres un magnifique livre sur le France/Norway. Dans le même format que pour son livre publié en 2007 sur le Normandie, on retrouve cette qualité iconographique à laquelle la maison d'éditions Norton nous a habitués. Le Centre de Recherche & Diffusion de l'Identité Bretonne - CREDIB Sant-Nazer – a étroitement collaboré avec l'historien newyorkais pour lui apporter documents et témoignages inédits sur le paquebot France, chef d'œuvre de l'architecture navale bretonne.

Nous reproduisons, avec l'aimable autorisation de son auteur, le passage sur le départ du France qui a été magnifiquement traduit par Yvette Daniel. John Maxtone-Graham est plus qu'un historien maritime, c'est une belle plume qui plonge dans la richesse et les subtilités de la langue anglaise, nourries par sa double culture, écossaise et américaine. Sa description de l'atmosphère qui entoure le départ du France, disant adieu au pays breton qui l'a vu naitre, nous rappelle le légendaire celtique. Heureux lecteurs anglophones !
Hubert Chémereau

FranceNorway.jpg

France / Norway
John Maxtone – Graham
Chapitre 4 page 69
Le départ du France déclenchait de grands émois d'adieux. Chaque fois que les bâtiments construits à Penhoet partent pour les océans du monde, ils disparaissent. Les paroles de De Gaulle lors du lancement du navire hantaient tous les Bretons " France va épouser la mer "…
Juste avant le départ, Saint Nazaire avait l'air en fête. Des hordes, pendant les mois d'été avaient anticipé l'événement, et envahi la ville .Les rues, les trottoirs, les hôtels, les restaurants étaient bondés. Le bureau de poste vendait des milliers de timbres souvenirs du France. Hubert Chémereau, alors âgé de quatre ans, se souvient très bien d'une soirée concert d'airs bretons joués sur le quai de Penhoet par le Bagad de Lann Bihoué.
Une fièvre préparatoire s'était emparée de tous ceux qui partaient . Le dernier soir, une réception était organisée à l'Hôtel de Ville pour les officiers et l'équipage. Mais peu de membres du personnel du France pouvaient y consacrer plus que le temps d'un verre symbolique. La priorité était aux préparatifs de la traversée. Les officiers faisaient leurs adieux à leurs logeuses bretonnes, hissaient leurs bagages à bord et allaient rendre leurs voitures de location. Des hommes d'équipage se pressaient sur les passerelles , bardés de leurs sacs, et croisant des files d'ouvriers avec leur boite à outils sur l'épaule.
Finalement c'est le Commandant Georges Croisile qui était aux commandes. Le Commandant Le Huédé, retraité, était revenu pour le départ et les essais. Gustave Anduze-Faris, président directeur général de la Transat, représentait la compagnie.
A 14 heures 07, le 19 novembre, la porte du caisson qui emprisonnait le navire et ses remorqueurs dans la forme Joubert coulissa lourdement pour s'ouvrir. Le temps était couvert et froid, avec seulement quelques rayons de soleil capricieux perçant éventuellement le ciel sombre. Sur toute la descente de l'estuaire port et navire étaient enveloppés d'un gris uniforme, ciel et mer, comme si une toile spectrale enveloppait ce qui ressemblait à un navire fantôme avançant inexorablement et mystérieusement vers la mer.
Tous les bassins, toutes les jetées, tous les caps étaient envahis, la jetée de Mindin "noire de monde ". Les routes, le long des rives, étaient pleines d'un trafic ininterrompu de phalanges d'automobiles circulant parallèlement au navire. Les rivages étaient couverts de voitures, où les familles s'abritaient du mauvais temps. Certains avaient dormi là, dans leurs autos, pour se réserver les places au premier rang. Une flotte de spectateurs avait envahi l'estuaire, des bateaux de guerre, des remorqueurs, des plaisanciers, la flottille des adieux : Kenavo, en breton. La sirène du France retentit plusieurs fois dans la brume, comme le tocsin obsédant d'un départ regretté. L'humeur à terre était aussi douce amère que ces signaux. Les Chantiers Navals doivent assurer l'emploi continu de leurs ouvriers , et la livraison d'un navire terminé déclenche un malaise..Quel allait être le prochain navire ? ce serait le Shalom, pour Israeli Zim Lines, de beaucoup plus petite envergure.
On ne peut pas trop insister sur la fidélité des Bretons dans leurs visites aux Chantiers de l'Atlantique. Ils sont d'abord venus pour voir la construction, puis pour voir le lancement du G 19, puis, autour de la Forme Joubert, lorsque les hélices du France furent mises en place. Et, en ce jour, ils étaient à nouveau présents, ensemble, par milliers, pour un regard d'adieu à leur navire.
Peu d'entre eux étaient des passagers en puissance. Une traversée de l'Atlantique nord, même en classe touriste, est très au dessus des moyens de la classe ouvrière française. Pourtant leur investissement pour ce bateau était d'une intensité bien supérieure encore à celle de fans et de grands amateurs. C'était une dévotion quasi religieuse à la Bretagne, et à tous les bateaux façonnés avec le cœur et les mains des Bretons, qui les consumait. Le sang breton est fait d'eau salée avec des traces de chêne, de toile, de teck, de chanvre, de cuivre, d'acier, de fer et de bronze.
A mesure que le France disparaissait , des gorges se serraient et des larmes coulaient. Partout où ce bateau ira, Le Havre, Southampton, New York, Singapour, Miami, Bergen ou Along, ses liens impérissables avec la Bretagne perdureront à jamais.

Breton blood is made up of salt-water and trace elements of oak, canvas, teak, hemp, brass, steel, iron, and bronze.

As France vanished, voices choked and tears were shed. Wherever she sailed, whether Le Havre, Shouthampton, New York, Singapore, Miami, Bergen, or Alang, her imperishable Breton bonds would endure forever.

  John Maxtone-Graham

John Maxtone-Graham, France / Norway, 224 pages, W.W. Norton, New York – London, 60 €

10:18 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

19/10/2010

Une résistance bretonne contre Henri IV

Claude Devallan ramène à la surface de l'histoire de Bretagne une affaire qui a pour cadre les années 1590, quand la Bretagne avait retrouvé provisoirement une indépendance de fait et menait une guerre sans merci contre les troupes françaises. Le 4 novembre 1598 le château de Corlay est pris par une petite troupe de pillards et repris le lendemain. Trois semaines après l’assaut, le chef Thomas D. a la tête tranchée. L’investigation nécessite, en l’absence des documents disparus, d’extraire de la littérature la réalité historique bretonne de la dernière décennie du XVIe siècle. 

couv-henri-iv.jpg 

Au fur et à mesure de ses recherches l’auteur élucide les mystères qui entourent cette affaire. Le vol n’est pas le but de la prise du château. Le plus étonnant est l’intervention du roi Henri IV et de son lieutenant-général Brissac qui décide de la sentence et qui transforme ce vol supposé en crime de lèse-majesté. On ne peut comprendre la brutalité du «bon roi Henri», qui est alors «Henri le cruel» pour les Bretons, que par sa volonté farouche de soumettre ce peuple rebelle à la couronne de France. Cette soif de liberté du peuple breton est mise alors à profit par le duc de Mercoeur, marié à une descendante d'une grande famille ducale bretonne, les Penthièvre, pour revendiquer pour son compte les droits sur la couronne de Bretagne. Les historiens décrivent alors ainsi l'état d'esprit des Bretons : « Les troubles du siècle finissant réveillaient en Bretagne le sentiment de l'indépendance nationale».

En 1588, pour étouffer dans l'œuf la résistance bretonne, les troupes de Henri IV avaient tenté sans succès de débarquer à Saint-Nazaire. Mercoeur est lui reçu en libérateur à travers toute la Bretagne et particulièrement à Nantes, l'antique capitale de l'État breton. Rennes est par contre farouchement opposée à Mercoeur et penche du coté du pouvoir royal français. Le souverain espagnol, Philippe II, qui n'a pas reconnu l'annexion de la Bretagne par le royaume de France à travers le traité d'union de 1532, envoie des troupes qui débarquent en 1590 à Saint-Nazaire. La position stratégique de la Bretagne est d'une plus haute importance pour l'Espagne dans sa lutte contre la montée en puissance de son voisin français. En 1598 après avoir noyé dans le sang la résistance bretonne, Henri IV, pour assoir sa légitimité et son autorité, va choisir Nantes, cœur de la Bretagne rebelle au pouvoir français, pour la signature de "l'Édit de Nantes", dit alors « Édit de pacification ». Cet édit a été rédigé à Angers ( la grande cité française du Val de Loire qui fait traditionnellement face à la puissance bretonne incarnée par Nantes ) après l'accord préalable de Mercoeur, gouverneur de Bretagne, qui s'efface contre l’attribution de quatre millions de livres, soit le quart des dépenses annuelles de l'État royal. Le livre de Claude Devallan nous donne matière à réflexion sur la manipulation de notre histoire. Certains politiques ne sont pas en reste dans cette instrumentalisation de l'histoire. En effet on peut lire par exemple dans un grand quotidien rennais (1) relatant l'inauguration en 2008 du 3e Forum Mondial des Droits de l'Homme : En souhaitant aux congressistes la bienvenue à Nantes, il rappelle aussi que le nom de cette ville est à jamais associé à l'édit de tolérance religieuse que le Roi Henri IV promulgua en 1598. « Ce fut un acte politique fort pour imposer aux nobles de province la fin des persécutions, de la guerre et de l'intolérance. On ne peut qu'être frappé par la modernité de cet acte fondateur », juge le député-maire de Nantes. Sans commentaire ...

Keltia Graphic, 180 p. , 16,90 €

(1) Edition de Nantes du 1er juillet 2008