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02/07/2011

Lancastria, The Bretons do not forget

Lancastria, les Bretons n'oublient pas

Le 17 juin 2011, ils étaient nombreux, Nazairiens et Britanniques à se serrer près du monument aux victimes du Lancastria. Face à la tempête chargée d'eau salée, l'hommage aux 5000 à 6000 naufragés n'était que plus fort.

On peut déplorer l'attitude des autorités qui avaient fait quérir des membres de la police nationale pour empêcher que l'hommage nazairien ait une couleur bretonne. Un comble quand on connait le courage des Nazairiens qui se portèrent sous la mitraille des avions allemands au secours des survivants et l'élan de solidarité de tous ceux qui apportèrent les premiers soins aux soldats britanniques gravement brûlés.

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Comme on peut le voir sur cette photo, les Nazairiens venus rendre hommage aux victimes du Lancastria ont été repoussés par la police qui avait reçu des ordres strictes pour empêcher que les drapeaux bretons soient près des représentants officiels de Grande-Bretagne et des vétérans britanniques. Ne voulant pas troubler la cérémonie, les membres du CREDIB se sont mis en léger retrait de chaque coté de l'assistance. On peut douter sérieusement de la légalité d'un tel déploiement de force, et comme le fit remarquer un ami irlandais du CREDIB: « Est-il légal d'empêcher des gens ordinaires de manifester très pacifiquement ? j'aurais pensé que vous seriez protégés par la Convention Européenne des Droits de l'Homme ».

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En octobre prochain sera inauguré à Glasgow, sur le site du chantier W. Beardmore où fut construit le paquebot Lancastria, un monument en hommage aux victimes. Espérons que le gouvernement écossais n'oubliera pas d'y associer la Bretagne où reposent de nombreux Écossais.

Lancastria, The Bretons do not forget

On June 17th, 2011, many Nazairians and British gathered near the monument to the victims of the Lancastria. As they were suffering a strong storm loaded with salty water, their tribute to 5,000 or 6,000 shipwrecked persons was even stronger.

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One can regret the attitude of the authorities who had asked members of the National Police to prevent the Nazairian tribute to show a Breton color. A shame when you know the courage of Nazairians, who, under German planes shots, went to rescue the survivors ; when you know too the impulse of solidarity of all those who brought first aid to British soldiers badly burned.

As one can see it on this photo, Nazairians who had come to pay tribute to the victims of the Lancastria were pushed back by the police that had received strict orders to prevent the Breton flags to be close to the official representatives of Great-Britain and British veterans. Not wanting to disturb the ceremony, the members of the CREDIB withdrawed a little aside from the rest of the assistance. One can doubt seriously the legality of such a display of forces. As an Irish friend of the CREDIB pointed out the next day by e-mail : « Is it legal to prevent ordinary people from protesting very peacefully ? I would have thought that you would be protected by the European Convention on Human Rigths ».

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Next October a monument in tribute to victims of the Lancastria will be inaugurated in Glasgow, next to the W. Beardmore Shipyard where the ship was built. Let us hope that the Scottish government will not forget to associate Brittany to it, a country where many Scots rest.

28/05/2011

Guérande/Gwenrann célèbre la résistance bretonne à la France

 Le 22 mai 2011, les Guérandais ont revécu la grande époque de l'État breton où leur cité résistait vaillamment à la France. Pour illustrer cette résistance les services culturels de la Ville de Guérande avaient imaginé un épisode qui aurait eu lieu en 1373: Les Français attaquent Guérande avec Du Guesclin à leur tête. Mal leur en prend car les Guérandais résistent farouchement et vont repousser la soldatesque française.

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Extrait du scénario: En fin d’après-midi, la situation n’est pas à l’avantage des Français. Du Guesclin doit s’y résoudre, il ne gagnera pas la bataille de Guérande. Il faut signer la paix. Le traité reconnaît la défaite des Français. Les troupes militaires défilent dans la ville et rejoignent la Prée de la Quintaine pour la signature du document… Les Guérandais, grands seigneurs, et pour sauver l’honneur du connétable de France, pourtant breton, s’engagent à dissimuler ce traité aux yeux de l’histoire de France… Cette histoire imaginée nous rappelle qu'à Gwenrann ont été signés deux traités de paix entre la Bretagne et la France, en 1365 et 1381.

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Oc’h azbevaat ar c’hounerezh strollennel dre ur gouel krennamzerel bras anavezet diwar-vremañ en tu-hont da vevennoù gourenez Breizh ne ankoua ket Gwenranniz pouez o c’heoded en istor o bro. Ned eo ket dre zegouezh ma voe Gwenrann e kalon un haeradenn nevez eus riegezh Breizh er XIVvet kantved…

Bro Gwenrann hag he faludoù holen pinvidik, evel kêr Naoned, a voe diskrapet taer etre tiegezhoù Monforzh ha Pentevr da vare brezel hêrezh Breizh a grogas war-lerc’h marv an dug Yann III, anezhañ an dug diwezhañ eus tiegezh Dreux, e 1341. Met ur wech c’hoazh, tra ma kroge ar “Brezel Kant vloaz“, en em gavas dugelezh Breizh tapet er c’henniñv gall-ha-saoz evit sujerezh Kornôg.

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En cultivant la mémoire collective à travers une grande fête médiévale, dont la réputation dépasse dorénavant les limites de la péninsule bretonne, les Guérandais n’oublient pas l’importance de leur cité dans l’histoire de Bretagne. Ce n’est pas un hasard si Guérande fut au cœur d’une nouvelle affirmation de la souveraineté de la Bretagne au XIVe siècle…

Partie éminente du domaine ducal lorsque Alan Barbe-Torte fonda le duché à Nantes, en 937, sur les ruines du royaume de Bretagne, le pays de Guérande et ses riches salines, comme la bonne ville de Nantes seront âprement disputés entre Montfort et Penthièvre lors de la guerre de succession de Bretagne qui commence en 1341, à la mort du duc Jean III, dernier duc de la maison de Dreux. Mais une fois encore, alors que débute la « Guerre de Cent ans », le duché de Bretagne, comme du temps de Richard Cœur de Lion et de Philippe-Auguste, se trouve pris dans le conflit multiséculaire entre les Plantagenets et les Capétiens pour la domination de l’Occident.

Les Guérandais ont fêté dignement la victoire dans les tavernes

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25/04/2011

Sant-Nazer et le géographe Jean Ogée

A la nation bretonne

L'ingénieur géographe Jean Ogée présenta en 1770 aux États de Bretagne une grande Carte géométrique de la province de Bretagne, qui était d'une qualité comparable à celles qu'établissaient à la même époque les frères Cassini. La préparation de cette carte l'avait amené à collecter une masse considérable d'informations ce qui le décida à se lancer dans un imposant Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne « dédié à la nation bretonne ». Il entreprit ce travail en étroite collaboration avec Pierre Grelier (1754-1829), archiviste municipal de Nantes. Cet ouvrage à caractère encyclopédique est le premier dictionnaire de Bretagne jamais publié comme le rappelle Bernard Le Nail dans son Dictionnaire biographique de Nantes et de Loire-Atlantique.

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 Dans son introduction, Jean Ogée écrivait : « Les Bretons sont braves, intrépides, guerriers, bons marins, renommés pour le voyage de long cours et très commerçants; ils sont francs et sincères, mais vifs et emportés, terribles et même féroces, dans la colère. L'agriculture, la pêche, la navigation sont l'occupation la plus commune du peuple.» Les quatre volumes ont été édités entre 1778 et 1780.

A la naissance de la Bretagne sur l'antique Armorique il y a 1500 ans

Sant-Nazer/Saint-Nazaire que certains persistent encore à présenter contre l'évidence comme « ville sans passé » est citée à plusieurs reprises dans cet ouvrage. Jean Ogée affirme pour sa part « une vieille tradition... veut que le château que commandait Jean d'Ust ait été bâti par Brutus, roi des Bretons ».