Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

12/09/2012

Le Lancastria, le Titanic breton oublié

tyrrhenia storing.jpg

 

Sous la plume de Hubert Chémereau on découvre dans le numéro de septembre de la revue ArMen l'histoire tragique du paquebot Lancastria.

 

LANCASTRIA ARMEN.jpg

ArMen consacre 8 pages à cette histoire très peu connue de la 2e Guerre mondiale en Bretagne.

Le naufrage le 17 juin 1940 au large de Sant-Nazer / Saint-Nazaire du liner de la Cunard est la plus grande catastrophe maritime britannique.

 

Lancastria survivants.jpg

Les rescapés du Lancastria secourus par le Highlander sont maculés de mazout. La tragédie qu'ils viennent de vivre se lit dans certains regards.

Beardmore yard 1913.jpg

En 1920, au moment de la construction du Lancastria, le chantier William Beardmore est le fleuron de l'industrie navale écossaise. Sur cette photographie prise en 1913 pour le départ du liner Alsatian les propriétaires de ce bel outil industriel n'imaginent pas que leur chantier va fermer ses portes en 1930, après seulement 25 ans d'existence.

 

Remerciements aux amis de la Clyde, William Kane et Ian Johnston pour les photos inédites du Lancastria en cours d'armement et du chantier William Beardmore.

14/05/2012

Le manoir du Sable, manoir breton du xve siècle

Beaucoup de Nazairiens ne soupçonnent pas que leur ville garde quelques vestiges de la fin du Moyen Age comme ce bâtiment situé en face de l'entrée du Jardin des Plantes qui date de l’apogée politique et économique de l’État breton. Ce beau manoir n'est plus que l'ombre de lui même avec la destruction de ses cheminées dans les années 1930 et une « restauration »  calamiteuse dans les années 1980.

 

Manoir Sant Nazer.jpg

Il accueille actuellement le foyer des anciens. Jusqu'au début des années 1970 l'ancien manoir du Sable accueillit la bibliothèque municipale. Les enfants des années 60-70 adoraient l'atmosphère du manoir avec ses planchers qui craquaient et l'impression de côtoyer un monde très ancien avec ses fantômes. Lors de son séjour nazairien en juin 1745, Bonnie Prince Charlie y serait passé avant son départ pour l’Écosse à l'invitation de la famille Walsh. Ces dernière années, l'appétit des promoteurs soutenus par la municipalité a bouleversé l’environnement végétal du manoir avec la destruction en 2008 du « Petit Jardin ». L'historien G de Saint Loup nous fait part de ses recherches sur ce manoir qui mériterait une mise en valeur digne de ce nom par la Ville de Saint-Nazaire qui en est la propriétaire.

 

1931 Manoir des sables.jpg

 

Dénaturé par un enduit couleur abricot, coincé entre des immeubles, privé de ses cheminées, le manoir du Sable est probablement l'immeuble le plus ancien de la commune de Saint-Nazaire encore existant. Son premier propriétaire connu est Jean de La Haye, écuyer, fils de Macé, seigneur de Kerlédé, cité dans la réformation de noblesse de l'Evêché de Nantes comme noble demeurant à Saint-Nazaire le 14 janvier 1457. A partir de 1678, suite à l’héritage du château et de la seigneurie de La Motte-Allemand, la famille de La Haye, impliquée dans la conspiration de Pontcallec, loua Le Sable à la famille Walsh1, qui y résidât durant trois générations. André Walsh (S.-N. 19 mars 1666 – S.-N. 17 janvier 1722), bourgeois de Saint-Nazaire, avocat à la cour, fut sénéchal de la seigneurie de La Motte-Allemand, sa fille Renée Walsh, (S.-N. 24 janvier 1697 – S.-N. 24 juillet 1782), épouse de René Guisnel, fut l'intermédiaire entre le prince Charles Édouard Stuart et René Galliot de Cran, sénéchal de la vicomté de Saint-Nazaire, qui logea le prince. Jean-Baptiste-René de La Haye du Sable, (décédé à Saint-Nazaire le 11 avril 1780), dernier représentant de sa famille, vendit le manoir en 1774 à Guillaume Charault de Merionnec, chevalier, conseiller-maître à la Chambre des Comptes de Bretagne, ancien seigneur de Careil à Guérandes. Hérité par les Guérin du Grandlaunay, le domaine fut acheté par Alphonse-Nicolas Cézard, qui fonda à Londres, en juillet 1864, la « Saint-Nazaire Compagny », société qui avait pour but l'établissement d'une cité moderne sur les terrains de l'ancien manoir, mais mise en faillite en 1866. Racheté par frères Bessard du Parc, le domaine fut revendu le 6 janvier 1883, au prince de Béarn, qui fit tracer des avenues afin de lotir en parcelles le domaine. La municipalité acheta l’avant du parc pour en faire l’actuel Jardin des Plantes, le manoir situé sur une parcelle de 2ha devient propriété d’Aymé Duquaire, entrepreneur natif de Lyon. Finalement, par séance du 28 juin 1923, le Conseil municipal se décida d'acquérir le manoir et son parc afin de créer un second jardin, le budget d'achat et d'aménagement fut de 475.000fr., la maison seigneuriale fut affectée les premiers temps aux jardiniers, avant de recevoir différentes administrations et services municipaux.

G de Saint Loup

1- Thomas Walsh est né à Waterford en Irlande en 1630, inhumé dans le cœur de l'église de Saint-Nazaire le 15 décembre 1673, reconnu comme bourgeois de Saint-Nazaire, époux de damoiselle Macée de Montluc. Le couple y vécu avec l'ensemble de leurs enfants qui reprirent la location de leurs parents

Manoir du sable jardin.jpg

Le manoir du Sable dans les années 1960 avant la fièvre immobilière

22:35 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (3)

05/04/2012

Breton, British and Irish people join in the remembrance of March 28th 1942

On Wednesday March 28th 2012, CREDTB and Institut Culturel de Bretagne organized a ceremony paying homage to the brave men of Operation Chariot. They sailed from Great Britain and offered their lives for our liberty.

Op Chariot 28 03 2012 a.jpg

At 10 a.m., a group of about 60 persons made a silent pause in front of the "Vieux Mole", the symbolic place of the sacrifice of the British and their allies. It's exactly there, where they landed on Breton land , in the port of St Nazaire, that commandos and sailors had the heaviest human losses. Many British and Irish people had come to celebrate their memories with Nazairians on the day of the 70th anniversary of the British raid.The performance of Jean-Paul Strat and Georges Le Corre, two bagpipers from Ar Poulligwenn / Le Pouliguen, was particularly appreciated by our friends from across the Channel. After a minute's silence , a bunch of gorse, was thrown into the waters of the Loire, as a symbol of the land of Brittany.

A little girl from the Breton school Skol Diwan Sant-Nazer had been chosen for this symbolic offer, in the perspective of the transmission to new generations of the memory and the spirit of the courageous warriors of Operation Chariot. The moment was particularly moving for the British and Irish people there, and especially for the kins of the Welshman Morgan Jenkins and the Scotsman Tom Mc Cormack.

Vieux Mole Breton girl.jpg

Before proceeding to the official ceremony, the CREDIB asked the town of Sant Nazer/ Saint Nazaire for the making of a "parcours d'interprétation" ( memorial path ) through the places where the raid was made, so that people know of that feat of the second world war.

 vxmole 1.jpg

We didn't forget the Bretons who helped in the success of this daring raid, thanks to the information they delivered to the British. The artist and ethnologist René-Yves Creston , founder of Seiz Breur, started, as soon as 1940, a network of informers with other Breton militants from Saint Nazaire/Sant Nazer .