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12/01/2009

Pays de Galles hiver 1984

1984 – 1985 Solidarité avec les mineurs gallois et leurs familles

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La grande grève des mineurs, engagée pour lutter contre la volonté du gouvernement Thatcher de fermer les mines jugées non rentables, plonge la population du Sud du Pays de Galles dans un grand dénuement. Face à cette situation, la solidarité va rapidement s’organiser dans toute l’Europe, et en particulier, ici, entre Loire et Vilaine.

Un 1er comité de soutien est créé à l’initiative des comités de jumelages de Guérande, Le Pouliguen et Missillac avec l’appui des cercles celtiques de la presqu’île guérandaise. Un convoi va amener la veille de Noël jouets, vivres et argent aux familles des mineurs de la vallée de l’Ogwr, près de Bridgent.

Jakez Gaucher parlant des 13.000 francs récoltés « Ce fut en grande majorité les gens les moins aisés qui donnèrent . En 2 mois c’est aussi 400 jouets et 700 unités de nourritures (conserves diverses) qui furent récoltés à travers la Presque' île Guérandaise ».

Le Glanmorgan Gazette titrait pour parler de cette solidarité interceltique:

« The Breton are a very aware of strong Celtic connections between Wales and Brittany »

Les dockers de Saint-Nazaire organisent un match de football en solidarité avec les mineurs gallois. Une délégation se rentra au Pays de Galles pour remettre l’argent collecté.

Aux Chantiers de l’Atlantique une collecte de soutien est organisée sur l’initiative de la CGT.

D’autres initiatives vont voir le jour aux quatre coins de la Bretagne, mais c’est bien ici que l’action aura été la plus précoce.

Au cours de l’année 1985 c’est une grande collecte à travers toute la Bretagne à l’initiative des organisations politiques bretonnes qui apportera du réconfort aux mineurs gallois alors que le conflit agonise face à la terrible fermeté du gouvernement Thatcher. Dans la délégation bretonne qui se rend dans les mines on n’est pas étonné de retrouver des Nazairiens dont Jakez Lhéritier. Les militants bretons vont rencontrer leurs homologues du Plaid Cymru et les organisations syndicales pour témoigner de la solidarité interceltique et mieux connaître la situation politique et sociale du Pays de Galles.

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Bretons de St-Nazaire et du Pouliguen avec un camarade gallois (2eme à gauche)
Archives CREDIB ©

 

15:19 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

21/12/2008

Unité bretonne 1977-2008

Avril 1977, Sant-Nazer à l’heure de la réunification de la Bretagne

Au printemps 1977, Saint-Nazaire a été le théâtre d’une grande manifestation pour l’unité bretonne. Ce week-end revendicatif avait aussi un coté festif, avec un festival de l’unité où de nombreux groupes mirent une chaude ambiance. Un Fest-Noz géant sous chapiteau mena les militants de la réunification tard dans la nuit. Le parc paysager était pour l’occasion couvert de toiles de tentes. La jeunesse bretonne avait trouvé là un lieu de repos bien sympathique avant la grande manifestation du dimanche après-midi. Rappelons qu’à cette époque la municipalité socialiste du maire Etienne Caux était très engagée dans la défense de l’identité bretonne de Sant-Nazer : vœu à l’unanimité pour la réunification, Gwenn ha du en bonne place sur l’Hôtel de Ville, soutien à la culture bretonne avec en particulier le fameux Festival de Trelan,…

Photos Archives CREDIB ©

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Des milliers de Bretons partirent en cortège face à la « Soucoupe » avec en tête, le maire de la Ville, Etienne Caux,
bien connu pour ses solides convictions bretonnes
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En tête du cortège il y avait beaucoup d’élus, comme ici dans l’Avenue de la République, le député de l’époque, Claude Evin
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La jeunesse, comme en septembre 2008 lors de la Festimanif, était joyeuse et nombreuse. Certains qui se reconnaîtront sur cette photo ont des enfants qui en 2008 continuent la lutte pour l’unité bretonne

En 2008 la lutte continue pour l’unité bretonne
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En décembre 2008 les jeunes nazairiens ont repris le flambeau de leurs aînés pour le respect de leur identité bretonne !

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Le journal du Lycée expérimental de Saint-Nazaire qui a un nom breton Lise Arnodel met à la une cette jeunesse joyeuse et revendicative

 

22:30 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

09/12/2008

Pontkalleg

Le Marquis et le Régent
Une conspiration bretonne à l'aube des Lumières

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Le flâneur qui traverse la place du Bouffay à Nantes a le regard attiré par une plaque fichée dans le sol : Breizh da viken. Ici les défenseurs des libertés bretonnes furent décapités sur ordre royal. 26 mars 1720. Il découvre quatre noms : Pontcallec, Monlouis, Couëdic et Talhouët. Joël Cornette apporte une nouvelle pierre à l’historiographie bretonne en éclairant d’un jour nouveau la conspiration de « L’Association patriotique bretonne ». L’historien en confrontant, analysant et croisant les sources au plus près des archives, rend magnifiquement cette page de notre histoire et souligne la puissance de la construction identitaire de la « nation Bretagne » qui se nourrit de héros tragiques comme le marquis de Pontcallec.

En ce 26 mars 1720, l'aube des Lumières se colorait du sang de fils de l'antique Armorique qui avaient rêvé d'une République bretonne. Si cet espoir de liberté était resté à quai, du coté de Santander avec l'Armada espagnole, la légende de Pontcallec ne faisait que commencer. Pour Joël Cornette, la brutalité de la sentence s'inscrit « dans la construction, l'affirmation et la légitimation d'une monarchie pleinement souveraine ». Pour l’historien, à contre courant de la monté en puissance de l’Etat absolu, ce mouvement de défense de la nation bretonne par son élite aristocratique s’inscrit par son originalité dans « la préhistoire de l’opposition politique ».

Le pouvoir français est alors loin d'en avoir fini avec l'irrédentisme breton qui va prendre de nouvelles formes. Joël Cornette met ainsi en évidence l'influence de l'esprit des Lumières au sein de l'administration bretonne avec la mise en action des corps intermédiaires dans le champ administratif. À la fin du règne de Louis XVI, la Bretagne avait la maîtrise de pans entiers de l'administration publique. L'historien poursuit sa démonstration en épinglant la notion réductrice « d'absolutisme », mot inventé semble-t-il par Chateaubriand en …1797. Il considère « qu'un authentique libéralisme, sinon politique, du moins administratif et gestionnaire, qui se dessine ici à l'œuvre et en action ».

Loin de l’aridité de certains travaux universitaires ce gros livre se lit comme un roman. L’ouvrage est accompagné d’un CD réalisé par Dastum, qui illustre le travail du chercheur à travers onze versions de la Gwerz Marv Pontkalleg.

Taillandier, 476 p., 25 €

1718-1720

« L’Association patriotique bretonne » à Sant-Nazer/Saint-Nazaire

Pour tous ceux qui s’étonnent de la persistance d’une certaine « histoire officielle » qui fait débuter l'histoire de Saint-Nazaire au … 19e siècle, ils apprécieront d'apprendre que la police royale commença son enquête par Saint-Nazaire. Entre le 21 novembre et le 30 décembre 1719, pas moins de 304 personnes vont être interrogées à Saint-Nazaire, dans le pays de Guérande et à Redon. Les interrogatoires se déroulèrent à l'Auberge du Roi de Suède, dans le vieux bourg des pilotes de Loire.

Deux gentilshommes de la paroisse de Saint-Nazaire participèrent à la conjuration de « L’Association patriotique bretonne ». On découvre leurs noms dans la liste des Bretons inculpées dans l’« affaire de Bretagne » (1719-1720) par la Chambre royale :

Louis Le Guennec, Sieur de Kerlédé. Décrété de prise de corps le 15 novembre 1719.

René de La Hay, demeurant à la Motte-Aleman, paroisse de Saint-Nazaire. Détenu à Nantes.

11:43 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)