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09/03/2010

Trignac dans la presse galloise

Le 26 février dernier, le grand quotidien de langue galloise Y Cymro a publié avant la venue de la délégation bretonne ( Ville de Trignac, CREDIB & Institut Culturel de Bretagne) un article signé de Gwyn Griffiths.

 

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Traduction de larges extraits par Yvette Daniel:

Une exposition en quatre langues sur les liens entre l'industrie du charbon à Mountain Ash et les industries en Bretagne va s'ouvrir mardi prochain à Pontypridd.

La partie bretonne de l'exposition "Charbon Gallois - Acier Breton " fait aussi le rapprochement entre le fer et l'acier à Trignac, Bretagne, et l'industrie de la construction navale à St Nazaire, sur les bords de la Loire.
Un ingénieur des mines du nord de l'Angleterre, installé à Mountain Ash, John Nixon, emporta une cargaison de charbon de la Cynon Valley jusqu'aux raffineries de sucre à Nantes, et persuada les propriétaires de l'essayer. Il fut immédiatement évident que l'utilisation du charbon gallois diminuait de trois heures le travaiL de la journée, et les ouvriers n'avaient plus besoin d'attiser le feu pour qu'il tienne. Ce fut l'affaire de quelques années pour que Nixon vende son charbon aux bateaux à vapeur qui faisaient commerce en passant par l'estuaire de la Loire, puis ensuite, à toute la flotte française. Lorsque s'ouvrirent les usines du fer et de l'acier, à Trignac, quelque vingt années plus tard, pour couvrir les besoins des chantiers navals, les mines de charbon de Nixon les approvisionnèrent aussi. Le commerce se poursuivit jusqu'après la première guerre mondiale, où le Pays de Galles fut frappé par la dépression, et la France commença à recevoir du charbon gratuitement d'Allemagne à titre de dommages de guerre.

L'exposition, adaptation par Brian Davis, conservateur du musée de Pontypridd, du travail d'origine fait par l'historien Hubert Chémereau, de Saint- Nazaire, montre qu'il y a de grandes ressemblances entre les communautés des mines de charbon du Pays de Galles et celles de la ville industrielle de Trignac - un fort esprit syndicaliste, des coopératives et même le rugby. Pendant la grève des mineurs en 1984-85, des ouvriers de Trignac organisèrent un convoi apportant nourriture, argent et jouets aux communautés minières galloises.

Autre connexion intéressante entre Cardiff et St Nazaire fut ce raid appelé "Opération Chariot". En 1942, la Grande Bretagne craignait beaucoup que le navire de guerre allemand, le Tirpitz, quitte la mer du nord , entre dans l'Atlantique et aille se faire réparer et remettre en état,dans la forme Joubert à St Nazaire. Il fut donc décidé de détruire la forme Joubert, et ce fut fait le 28 mars 1942, en envoyant un vieux navire, appelé le Campbelltown, rempli d'explosifs ,enfoncer les portes de la forme, pour exploser ensuite C'est un homme de Cardiff, fils d'un chef de Chantiers, le Capitaine W.H. Pritchard Du Génie Royal qui apporta cette idée, et il fut responsable de l'organisation des essais à Barry Dock. Pritchard avait déjà fait preuve de grande bravoure et de grandes ressources pendant la retraite sur Dunkerque, en faisant sauter des ponts pour ralentir l'avance des forces allemandes, et donner le temps aux soldats britanniques de s'échapper. Un film du Raid, appelé "Attaque de la cote de fer ", fut évoqué, mais il ne fut jamais clair que l'attaque concernait un port breton , et que fut grand le dévouement des civils bretons pour aider les commandos qui s'échappèrent du Campbelltown. Sur les 611 hommes du bateau, 144 furent tués. Certains s'échappèrent et les autres furent faits prisonniers de guerre. Un autre héros du raid fut Michael Wynn, 7ème baronnet de Newborough, Anglesey, qui fut prisonnier à Colditz. Le courage des Bretons fit grande impression sur Churchill et sur de Gaulle, et cela devint un fort argument pour de Gaulle dans ses tractations avec Churchill. De Gaulle avait une haute opinion des Bretons, à la suite de cette action de bravoure désintéressée.

Des représentants de Trignac et de l'Institut Culturel de Bretagne viendront pour l'inauguration officielle de l'exposition . Après deux mois à Pontypridd, l'exposition sera transportée au Big Pit Mining Museum de Blaenavon , puis au Cyfarthfa Castle Museum de Merthyr Tydfil. Il est probable qu'elle ira aussi en Bretagne un jour ou l'autre.

Gwyn Griffiths Y Cymro 26/02/2010

 

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An exhibition in four languages connecting the coal industry in Mountain Ash with industries in Brittany opens next Tuesday in Pontypridd. The Breton end of the exhibition Welsh Coal – Breton Steel also brings together iron and steel making in Trignac, Brittany, and the ship-building industry in St-Nazaire on the banks of the Loire.

A mining engineer from the North of England who had settled in Mountain Ash, John Nixon, took a ship-load of coal from the Cynon valley to the sugar refineries in Nantes a persuaded the owners to try it out. It was immediately evident that using Welsh coal cut three hours off the working day and there was no need for men to keep stoking the coal to keep the fire going.

In a matter of years Nixon was selling coal to the steamers plying their trade up and down the Loire estuary, and afterwards to the whole of the French navy. When the iron and steel works were opened in Trignac some twenty years later to supply the needs of the shipyards, Nixon’s coal mines were supplying coal to those as well.

The trade continued until after the First World War when Wales was hit by the depression and France began receiving coal for nothing from Germany as compensation for the war.

The exhibition, an adaptation by the Pontypridd Museum curator Brian Davies of the original prepared by the historian Hubert Chemereau from St Nazaire, shows that there are great similarities between the coalfield communities of South Wales and the industrial town of Trignac – strong trade unionism, cooperatives and even rugby. During the miners’ strike in 1984-85 workers from Trignac were part of a convoy bringing food, money and toys to the Welsh mining communities.

Another interesting connection between Cardiff and St Nazaire was the raid called Operation Chariot.In 1942 Britain was very much afraid that the German battleship, the Tirpitz, would get out of the North Sea and into the Atlantic and the Jaubert dry dock in St Nazaire for repairs and servicing. It was decided to destroy the Jaubert Dock, and this was done on March 28, 1942, by floating an old ship called Campbeltown crammed full of explosives, ramming the dock gates and then exploding. A man from Cardiff, the son of a Cardiff dockmaster, named Captain W. H. Pritchard of the Royal Engineers came up with the idea and he was responsible for organising trial runs in Barry Dock. Pritchard had shown great bravery and resourcefulness during the retreat to Dunkirk when he had blown up bridges to slow down the advance of the Germany forces and giving the British soldiers time to escape.

A film of the raid, named Attack on the Iron Coast, was named although it was never made clear that the attack was on a Breton port nor the bravery of Breton civilians in helping the commandos who escaped from the Campbeltown. Of the 611 on the ship, 144 were killed. Some escaped and the rest were taken prisoner of war. Another hero of the raid was Michael Wynn, 7th baronet of Newborough, Anglesey, who was a prisoner at Colditz. The bravery of the Bretons made a deep impression on Churchill and De Gaulle and this became an effective bargaining issue for De Gaulle in his relationship with Churchill. De Gaulle had a high opinion of the Bretons, because of this act of selfless bravery.

Representatives from Trignac and the Institut Culturel de Bretagne will be coming over for the official opening. After two months in Pontypridd the exhibition moves to the Big Pit Mining Museum in Blaenavon, and then to Cyfarthfa Castle Museum in Merthyr Tydfil. It seems likely that it will be shown in Brittany at some stage.

Gwyn Griffiths Y Cymro 26/02/2010

 

15:05 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2)

27/02/2010

44 = BZH

Le 27 février 2010, 2000 Bretons ont affronté à Naoned / Nantes la pluie et le vent pour écrire avec leur corps 44 = BZH. Cette fresque humaine a été immortalisée par un photographe embarqué dans un hélicoptère affrété pour l'occasion par Bretagne Réunie et le collectif des jeunes 44 = BREIZH .

Fresque naoned ABP.jpg

Quel plus beau symbole de l'unité de la Bretagne et de la bretonnité de Naoned / Nantes, notre capitale, que l'ancien site des chantiers navals. Les observateurs qui connaissent l'histoire industrielle et sociale de Nantes auront pu remarquer que la négationnisme anti-breton a été jusqu'à changer le nom des Ateliers et Chantiers de Bretagne. Lors de la restauration du bâtiment de la Navale, le mot honni de Bretagne a été remplacé par le mot de Nantes. On constate à l'œil nu que l'espace non recouvert par le mot Nantes laisse apparaître les traces des deux dernières lettres de BRETAGNE. Cela ne trompe personne car dans le cœur des Bretons le mot de Nantes évoque à lui seul la nation bretonne qui a plus de 1000 ans.

Le célèbre éléphant a fendu tranquillement la foule qui participait à la fresque humaine pour passer devant l'ancienne direction des chantiers navals. Ce sympathique pachyderme mécanique nous fait penser aux romans de Jules Verne, ce grand romancier nantais qui a toujours affirmé son identité bretonne.

Fresque Naoned 062.jpg

23:46 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5)

21/12/2009

La grande aventure du cabotage britto-gallois 1850-1950

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Les Bretons ont l’habitude, pour évoquer une Bretagne dynamique et riche, de prendre l’exemple de la fin de la période de l'Etat  breton. La Bretagne d’alors est ouverte sur l’Europe par ses nombreux ports qui facilitent les échanges économiques. A contrario, les périodes de déclins qui ont suivi sont associées à un repli dans les limites d’une France terrienne. Cette présentation  quelque peu caricaturale doit être largement nuancée et l’histoire des échanges économiques entre la Bretagne et le Pays de Galles au cours d’une période à cheval sur les deux siècles passés en apporte la preuve.

Le CREDIB est à la recherche de témoignages et documents liés à cette aventure maritime et humaine qui toucha de nombreuses familles bretonnes et galloises jusque dans les années 1950.

Le sujet du cabotage ouvre des perspectives d’étude très larges. Le charbon, carburant de la révolution industrielle, est au centre de ces échanges et le cabotage en est le vecteur le plus économique, parfaitement adapté à la situation géographique de la Bretagne. Cette histoire concerne l’ensemble du territoire de la Bretagne…et aussi le Pays de Galles. Le projet né en 2007 d’une recherche sur les forges de Trignac s’étend aujourd’hui à bien d’autres lieux de Bretagne dont l’histoire est liée à ce cabotage : Nantes, Saint-Nazaire, Pornic, Redon, Vannes, Auray, Lorient, Hennebont, Loctudy, Lannion, Saint-Brieuc, Saint-Malo, etc.

Sant-Nazer, le port breton qui eut le plus de liens

avec le Pays de Galles

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Le département de Loire-Atlantique, avec ses deux grands ports: Nantes et Saint-Nazaire et le complexe industriel de la Basse-Loire, a été - des années 1850 aux années 1930 - au cœur du cabotage entre le Pays de Galles et la Bretagne lié au charbon gallois. Rappelons que le développement de l'industrie dans la Basse-Loire doit beaucoup à l'apport des Britanniques et spécialement des Gallois.

10:50 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)