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28/03/2010

Trignac - Pontypridd

Mayor welcomes Breton friends

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Rhondda Cynon Taf Mayor Councillor Robert Smith officially welcomed friends from Brittany. He held a civic reception for guests visiting Rhondda Cynon Taf from Trignac in Brittany. The visitors’ trip to the County Borough was to attend the opening of the Welsh Coal- Breton Steel exhibition at Pontypridd Museum. Their stay was made possible thanks to the support of Brian Davies at the Museum and Pontypridd Town Centre. Mayor Councillor Robert Smith said: “We are proud of the links Rhondda Cynon Taf Council has with its counterparts across the world and pleased to be able to welcome so many of them to our County Borough.”

http://www.rhondda-cynon-taff.gov.uk/

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Le 3 mars 2010, le maire du comté de Rhondda Cynon Taf, Robert Smith, a reçu très officiellement une délégation bretonne, composée de membres du CREDIB, de l' ICB (Institut Culturel de Bretagne) et d'élus de la Ville de Trinieg / Trignac. Cette sympathique réception avait été organisée dans le cadre de l'inauguration de l'exposition du Musée de Pontypridd « Charbon gallois – Acier breton ». Les membres de la délégation bretonne ont reçu la médaille du comté en signe d'amitié britto-galloise.

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Robert Smith remet les armes du comté à l'Institut Culturel de Bretagne

Le maire du comté a remis à Jakez Gaucher, président de la Section des Relations Internationales et Interceltiques, les armes de Rhondda Cynon Taf. Ce signe tangible de l'amitié interceltique va rejoindre le siège de l'ICB à Gwened / Vannes.

Les institutions galloises n'ont pas succombé à la mode des logos lors de la création du comté en 1996. Les armes de Rhondda Cynon Taf associent la tradition - remontant au Moyen Age - à l'époque contemporaine en mettant en valeur le monde du travail. La tradition minière qui a fait la richesse des vallées du sud gallois durant plus d'un siècle est associée aux nouvelles technologies qui ont permis de surmonter la dépression économique qui a suivi la fin du charbon dans les années 1980.

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Le CREDIB remercie

le service communication du comté de Rhondda Cynon Taf pour le crédit photographique.

 


23/03/2010

Le dragon et l'hermine dans Ar Men

 

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La revue Ar Men ouvre son numéro de mars 2010 sur les relations Bretagne – Pays de Galles. L'expérience trignacaise est abordée sous le titre « Du rugby au charbon ». Le rôle du CREDIB dans cette aventure humaine y est bien mis en lumière. Le 2 mars dernier l'exposition quadrilingue « Charbon gallois -Acier breton » a été inaugurée au Musée de Pontypridd en présence d'élus de Trignac et d'une délégation de membres du CREDIB et de l'Institut Culturel de Bretagne.
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Panneau d'introduction d'une exposition qui en compte 19 au total

 

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Le Musée gallois arborait les couleurs bretonnes en l'honneur de ses hôtes du sud Bretagne

 

11:43 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0)

20/03/2010

Le Mouton des Landes de Bretagne et la Brière

Christophe Josso, membre du CREDIB, travaille depuis 2002 sur les origines du « Mouton des Landes de Bretagne ». Il nous donne ici quelques éléments de compréhension extraits de ses travaux de recherche. On constate que la démarche scientifique autour dece petit mouton bien sympathique est trop souvent dévoyée par des personnes qui ne semblent pas supporter que c'est de la Loire-Atlantique qu'est partie sa renaissance. Il serait ainsi pour certains : le « mouton de l'Ouest » car redécouvert en Brière, territoire appartenant pourtant à la Bretagne.

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La documentation des XVIII, XIX et début XXème siècle peut attester que c'est dans tout l'ouest de l'Europe que l'on trouvait de petits moutons rustiques à chanfrein droit (comme le "Black Welsh Mountain Sheep" au Pays de Galles ou le "Xalda" dans les Asturies). Le Mouton des Landes de Bretagne avait pratiquement disparu après la Seconde Guerre Mondiale, quelques anciens s'en souviennent encore comme dans le Cap Sizun ou dans le nord du Pays de Guérande. Il a été sauvé in extremis à la fin du XX ème siècle. Ce mouton est étroitement apparenté au Mouton d'Ouessant qui n'est qu'une variante insulaire et miniature du mouton breton, mais il a été établi en race à partir de 1976 avec la création du groupement d'éleveurs (G.E.M.O), qui a défini un standard. Aucun standard n'a encore été établi pour le Mouton des Landes de Bretagne, c'est pourquoi on trouve beaucoup de variations dans cette population ovine qui connaît un renouveau depuis quelques années.

En 1976, un agriculteur de Missillac (44) découvre par hasard une autre population de petits moutons rustiques (une soixantaine) sur une île de Brière. Ce troupeau lui rappelle les petits moutons noirs qu'il voyait dans la région au cours de son enfance, et il décide en 1979 de créer son propre troupeau à partir de reproducteurs achetés à l'un des propriétaires brièrons.

En 1987, les professeurs Bernard Denis (président de la Société d'ethnozootechnie) et Xavier Malher de l'Ecole nationale vétérinaire de Nantes commencent à s'intéresser à cette population ovine. Ils retrouvent le dernier éleveur traditionnel à Saint-Lyphard, qui accepte de préserver son troupeau, mais en sélectionnant des moutons blancs, ce qui ne correspond pas aux descriptions anciennes conservées dans la littérature. Ces professeurs réalisent les premières recherches, et font connaître cette population ovine par des articles, puis commencent à organiser sa sauvegarde. Des implantations sont ainsi réalisées à partir de 1988 dans des réserves naturelles de Bretagne à des fins de gestion de l'espace (sites de la Société d'étude et de Protection de la Nature en Bretagne, comme Donges, Goulien dans le Cap Sizun ou Falguérec à Séné), ainsi que l'Ecomusée de Rennes. Ils constituent des élevages "vitrine", qui ont largement contribué au regain d'intérêt pour ce mouton rustique.

Grâce à ce travail, des particuliers, et des éleveurs commencent aussi à s'y intéresser. Finalement, une association d'éleveurs est créée en 2004 : « Moutons des pays de Bretagne - Deñved ar vro », dans le but de le sauver de la disparition et d'assurer sa valorisation. Cette population de moutons étant originaire de Loire Atlantique, dans le sud Bretagne, les premiers éleveurs ont spontanément pensé à l'ancien Mouton des Landes de Bretagne, et après vérification, le groupement d'éleveurs a retenu ce nom qui lui a été attribué officiellement. La sauvegarde est en bonne voie, le seuil des 1000 brebis était dépassé en 2007 (d'après Louis Reveleau, dans "Réussir Pâtre" de mai 2008).

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Le mouton breton sauvé grâce au statut de la Brière

Il a fallu des conditions très particulières pour que le dernier troupeau soit sauvé in extremis, et échappe à la disparition. En effet, une petite population de moutons rustiques s'était maintenue plus longtemps qu'ailleurs dans un habitat très particulier : les marais de Brière. Dans ce vaste espace, situé entre le Sillon de Bretagne et la presqu'île guérandaise, on trouve des îles qui ont servi de refuge au bétail quand le marais est inondé en hiver. C'est sur la "Butte aux Pierres" qu'a été retrouvé le dernier troupeau. Il ne doit finalement sa survie qu'au statut très particulier de ces marais, qui a permis son isolement. C'est grâce au dernier duc de Bretagne que les marais ont acquis ce statut, et c'est finalement grâce à lui que le dernier troupeau de Moutons des Landes de Bretagne a été préservé. Par Lettre Patente de 1461, le Duc François II donnait aux habitants des 21 communes entourant la Grande Brière Mottière la propriété indivise du marais (6850 hectares). Ce statut, dernier témoin de l'indépendance bretonne, garantissait aux habitants le droit d'y mettre leur bêtes à paitre. Cet isolement a fait croire aux derniers éleveurs traditionnels qu'il s'agissait d'une variété de moutons typiquement briérons, alors qu'il était commun partout en Bretagne autrefois. C'est en 1976, à cause de la sécheresse, que deux agriculteurs cherchant des pâturages pour leurs bêtes découvrent ce troupeau résiduel.

Le Mouton des Landes de Bretagne est un bon exemple des interactions et des choix culturels exercés par une population sur une espèce domestique.

Christophe Josso