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25/07/2009

Sant-Nazer aux Vieilles Charrues

Karaez - Sant - Nazer

Aux Vieilles Charrues le drapeau de Sant-Nazer a flotté sur le stand des jeunes du collectif 44 = BREIZH. Les festivaliers en provenance de la "Petit Californie bretonne" avaient pris le stand 44 comme point d'ancrage. En dégustant les spécialités du Bro Naoned ils ont manifesté joyeusement leur fierté de voir flotter les couleurs nazairiennes dans l'un des plus grands festivals d'Europe. Manifestement cet enthousiasme pour le drapeau nazairien n'est toujours pas partagé par les institutions municipales du grand port breton...

 

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Merci à Gwenn et Marie du collectif pour les photos

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09/07/2009

Livre conseillé par le CREDIB

Les insurgés de la Navale

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Dans ce roman on retrouve avec force cette "bretonnité ouvrière" que  le sociologue nantais Jean-Paul Molinari  avait décrit pour parler des métallos de la Navale nazairienne (Questions d'identité p.127 St-Nazaire et la construction navale  -Ecomusée 1991).

Critique publiée dans Le Peuple breton – Juillet – Août 2009

Yannick Guilbaud nous fait revisiter le monde ouvrier de la Navale nantaise à travers la grande grève de 1965 aux Ateliers et Chantiers de Bretagne. C'est un monde aujourd'hui disparu qui renaît sous la plume de l'écrivain nantais. La Navale a profondément marqué de son empreinte la mémoire collective de Nantes et son paysage urbain. Les personnages que campe l'auteur, avec ses ouvriers fiers de leur travail et ardents dans les luttes pour la dignité et la justice, nous rappellent que Nantes fut un important bastion du syndicalisme breton, avec une forte coloration anarchosyndicaliste. C'est un roman social qui nous fait mieux comprendre la genèse du Mai 68 nantais. La violence du conflit, où se joue le sort de centaines d'ouvriers, est aussi le chant du cygne d'une grande industrie qui devait s'éteindre 22 ans plus tard. Une part de la bretonnité nantaise s'épanouissait dans la Navale, comme on peut s'en rendre compte avec la galerie des portraits qui apparaissent au fil d'un récit très bien documenté. En plus d'être agréable à lire, ce roman donne envie d'en connaître plus sur l'histoire sociale et industrielle de la construction navale nantaise. Celle-ci draina, pendant plus d'un siècle, des milliers d'ouvriers, comme ces nombreux Bigoudens qui, comme écrit l'auteur, « avaient pris le flux des départs vers la capitale bretonne ».   (Coop Breizh, 192 p., 13,50 €)

Hubert Chémereau  

18:05 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0)