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21/12/2008

Unité bretonne 1977-2008

Avril 1977, Sant-Nazer à l’heure de la réunification de la Bretagne

Au printemps 1977, Saint-Nazaire a été le théâtre d’une grande manifestation pour l’unité bretonne. Ce week-end revendicatif avait aussi un coté festif, avec un festival de l’unité où de nombreux groupes mirent une chaude ambiance. Un Fest-Noz géant sous chapiteau mena les militants de la réunification tard dans la nuit. Le parc paysager était pour l’occasion couvert de toiles de tentes. La jeunesse bretonne avait trouvé là un lieu de repos bien sympathique avant la grande manifestation du dimanche après-midi. Rappelons qu’à cette époque la municipalité socialiste du maire Etienne Caux était très engagée dans la défense de l’identité bretonne de Sant-Nazer : vœu à l’unanimité pour la réunification, Gwenn ha du en bonne place sur l’Hôtel de Ville, soutien à la culture bretonne avec en particulier le fameux Festival de Trelan,…

Photos Archives CREDIB ©

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Des milliers de Bretons partirent en cortège face à la « Soucoupe » avec en tête, le maire de la Ville, Etienne Caux,
bien connu pour ses solides convictions bretonnes
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En tête du cortège il y avait beaucoup d’élus, comme ici dans l’Avenue de la République, le député de l’époque, Claude Evin
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La jeunesse, comme en septembre 2008 lors de la Festimanif, était joyeuse et nombreuse. Certains qui se reconnaîtront sur cette photo ont des enfants qui en 2008 continuent la lutte pour l’unité bretonne

En 2008 la lutte continue pour l’unité bretonne
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En décembre 2008 les jeunes nazairiens ont repris le flambeau de leurs aînés pour le respect de leur identité bretonne !

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Le journal du Lycée expérimental de Saint-Nazaire qui a un nom breton Lise Arnodel met à la une cette jeunesse joyeuse et revendicative

 

22:30 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (1)

09/12/2008

Pontkalleg

Le Marquis et le Régent
Une conspiration bretonne à l'aube des Lumières

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Le flâneur qui traverse la place du Bouffay à Nantes a le regard attiré par une plaque fichée dans le sol : Breizh da viken. Ici les défenseurs des libertés bretonnes furent décapités sur ordre royal. 26 mars 1720. Il découvre quatre noms : Pontcallec, Monlouis, Couëdic et Talhouët. Joël Cornette apporte une nouvelle pierre à l’historiographie bretonne en éclairant d’un jour nouveau la conspiration de « L’Association patriotique bretonne ». L’historien en confrontant, analysant et croisant les sources au plus près des archives, rend magnifiquement cette page de notre histoire et souligne la puissance de la construction identitaire de la « nation Bretagne » qui se nourrit de héros tragiques comme le marquis de Pontcallec.

En ce 26 mars 1720, l'aube des Lumières se colorait du sang de fils de l'antique Armorique qui avaient rêvé d'une République bretonne. Si cet espoir de liberté était resté à quai, du coté de Santander avec l'Armada espagnole, la légende de Pontcallec ne faisait que commencer. Pour Joël Cornette, la brutalité de la sentence s'inscrit « dans la construction, l'affirmation et la légitimation d'une monarchie pleinement souveraine ». Pour l’historien, à contre courant de la monté en puissance de l’Etat absolu, ce mouvement de défense de la nation bretonne par son élite aristocratique s’inscrit par son originalité dans « la préhistoire de l’opposition politique ».

Le pouvoir français est alors loin d'en avoir fini avec l'irrédentisme breton qui va prendre de nouvelles formes. Joël Cornette met ainsi en évidence l'influence de l'esprit des Lumières au sein de l'administration bretonne avec la mise en action des corps intermédiaires dans le champ administratif. À la fin du règne de Louis XVI, la Bretagne avait la maîtrise de pans entiers de l'administration publique. L'historien poursuit sa démonstration en épinglant la notion réductrice « d'absolutisme », mot inventé semble-t-il par Chateaubriand en …1797. Il considère « qu'un authentique libéralisme, sinon politique, du moins administratif et gestionnaire, qui se dessine ici à l'œuvre et en action ».

Loin de l’aridité de certains travaux universitaires ce gros livre se lit comme un roman. L’ouvrage est accompagné d’un CD réalisé par Dastum, qui illustre le travail du chercheur à travers onze versions de la Gwerz Marv Pontkalleg.

Taillandier, 476 p., 25 €

1718-1720

« L’Association patriotique bretonne » à Sant-Nazer/Saint-Nazaire

Pour tous ceux qui s’étonnent de la persistance d’une certaine « histoire officielle » qui fait débuter l'histoire de Saint-Nazaire au … 19e siècle, ils apprécieront d'apprendre que la police royale commença son enquête par Saint-Nazaire. Entre le 21 novembre et le 30 décembre 1719, pas moins de 304 personnes vont être interrogées à Saint-Nazaire, dans le pays de Guérande et à Redon. Les interrogatoires se déroulèrent à l'Auberge du Roi de Suède, dans le vieux bourg des pilotes de Loire.

Deux gentilshommes de la paroisse de Saint-Nazaire participèrent à la conjuration de « L’Association patriotique bretonne ». On découvre leurs noms dans la liste des Bretons inculpées dans l’« affaire de Bretagne » (1719-1720) par la Chambre royale :

Louis Le Guennec, Sieur de Kerlédé. Décrété de prise de corps le 15 novembre 1719.

René de La Hay, demeurant à la Motte-Aleman, paroisse de Saint-Nazaire. Détenu à Nantes.

11:43 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0)

08/12/2008

Gareth Miles invité à Trignac

Trinieg - Cymru

Gareth Trignac 24 11 2008 (1).JPG

Le lundi 24 novembre, la Ville de Trignac et le CREDIB (Centre de Recherche et Diffusion de l'Identité Bretonne) ont organisé conjointement l'accueil de l’écrivain gallois Gareth Miles et de son épouse Gina. Pour l'occasion, la mairie était pavoisée aux couleurs galloises. Après un pot de l'amitié et un repas avec madame le maire, Sabine Mahé, et les responsables associatifs trignacais, Gareth Miles a rencontré une classe de 3e au collège Julien Lambot. Il a parlé à ces jeunes Trignacais du Pays de Galles et des liens profonds qui unissent sa terre à la Bretagne, et spécialement à Trignac. Lors de la soirée organisée au Centre Culturel de la commune, les responsables de la Ville de Trignac et le monde associatif local ont échangé dans une ambiance de grande convivialité avec l'écrivain gallois. En prenant connaissance de ce travail collectif, Gareth Miles a déclaré :

« Comme la plupart des Gallois, je connaissais vaguement, depuis mes jeunes années, l'existence de liens historiques entre la Bretagne et le Pays de Galles. En développant mon intérêt pour l'histoire de mon pays et de sa culture, j'ai développé aussi mon souhait d'une meilleure compréhension de ces liens. Cela s'est fait graduellement, au fil des ans, en allant en Bretagne, en rencontrant des Bretons dans leur pays et dans le mien, en particulier lors des rencontres du Celtic Congress. À ce moment-là, je connaissais bien nos affinités linguistiques, culturelles et identitaires, mais ce n'est qu'avec la grande grève des mineurs, en 1984-1985, que j'ai pris conscience des liens économiques et industriels entre le sud du Pays de Galles et le sud Bretagne. J'ai découvert tout cela lorsque des camarades, qui avaient fait le voyage en sud Bretagne, pour chercher aide et secours matériels pour les mineurs en grève et leurs familles, sont revenus avec les preuves tangibles de la solidarité passionnée manifestée par les travailleurs des chantiers navals et les dockers de Saint-Nazaire, et par beaucoup d'autres travailleurs, des syndicalistes et des membres de partis politiques et de mouvements progressistes. À la suite de l'exposition « De Cardiff à Trignac » qui a fait avancer ma compréhension des bases historiques de cette solidarité, j'espère profondément que ces textes et illustrations vont promouvoir une grande coopération entre les travailleurs du Pays de Galles et ceux de Bretagne. »

L'exposition, qui s'inscrit aussi dans la redécouverte du cabotage britto-gallois, particulièrement important jusqu'à la seconde guerre mondiale, va avoir une suite à Lannion où le comité de jumelage Lannion – Caerphilly présentera en 2009 l'exposition de Trignac avec deux panneaux spécifiques au Trégor. Une grande histoire maritime et industrielle entre le Pays de Galles et la Bretagne reste à écrire.

Les différents acteurs vont maintenant s'atteler à un grand projet d'échanges entre la ville ouvrière de Trignac et le sud gallois. Les pistes de travail ne manquent pas, tant le sujet est riche : création d'une exposition bilingue gallois / anglais à partir de l'exposition de Trignac, échanges entre le club de rugby trignacais (RCT) et leurs homologues de l’ancienne vallée minière de Rhondda-Cynon -Taf, collaboration entre le Maison du Patrimoine de Trignac et le Musée Municipal de Pontypridd, travail d'écriture avec Gareth Miles, …

La soirée trignacaise s'est terminée au club house du RCT où Gareth et sa femme Gina ont trinqué avec leurs nouveaux amis brièrons à l'amitié interceltique !

 

 

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Gareth Miles a offert  ses livres à la Bibliothèque Municipale de Trignac

 

Gareth Miles est né à Caernarfon dans le nord du Pays de Galles et vit à Pontypridd. Entre 1964 et 1976, il a enseigné l'anglais et le français dans des collèges avant d'être employé par le Syndicat National des Enseignants du Pays de Galles comme l'un des responsables à son siège central à Cardiff. En 1982, avec l'établissement de Sianel Pedwar Cymru / La Quatrième Chaîne Galloise, il est devenu écrivain professionnel. Il a écrit des centaines de scénarios de télé-feuilletons. Il est aussi l'auteur de cinq romans. Il a traduit du français, de l'anglais et de l'espagnol de nombreuses œuvres pour les lecteurs galloisants.
Sa visite à Trignac s'inscrivait dans le cadre de sa participation au Festival du Livre en Bretagne de Guérande où il a présenté sa collaboration au livre « Dernières nouvelles de Guérande » édité par la fédération Gourenez.

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Gareth a captivé les collégiens de Julien Lambot (Photo JP Martel- Ville de Trignac)

10:34 Publié dans culture | Lien permanent | Commentaires (0)